Vers une solution entre Bruxelles et Berlin sur les moteurs à essence

L’Allemagne et les autres pays membres de l’Union européenne avancent vers une solution à leur différend sur l’interdiction programmée des véhicules émetteurs de gaz carbonique à l’horizon 2035, ont fait savoir jeudi les dirigeants de l’UE, réunis en sommet à Bruxelles.
Si cette question ne figurait pas dans le programme officiel du sommet, elle s’est invitée dans les discussions du fait de l’opposition de dernière minute affichée par Berlin à l’une des principales mesures du bloc pour lutter contre le changement climatique.
A son arrivée à Bruxelles, le chancelier allemand Olaf Scholz a déclaré que « tout est sur la bonne voie, si j’ai bien compris les discussions entre la Commission (européenne) et le gouvernement allemand ».
Il n’a pas indiqué à quelle date il anticipait un accord. Certains dirigeants, comme le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, et des représentants européens ont estimé qu’il s’agissait d’une question de jours.
« Les négociations progressent. Il y a une volonté des deux camps de résoudre la question », a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors d’une conférence de presse à l’issue de cette première journée du sommet.
Bruxelles veut interdire la vente de nouveaux véhicules essence et diesel au-delà de 2035, un projet pour lequel Berlin veut la garantie que les voitures utilisant des carburants synthétiques (« e-fuels ») pourront continuer d’être vendues.
D’après le chancelier autrichien Karl Nehammer, plusieurs pays sont séduits par les e-fuels, dans lesquels ils voient un possible moyen pour l’UE de réduire sa dépendance vis-à-vis des batteries et d’autres équipements importés de Chine pour la construction des véhicules électriques.
Indiquant devant des journalistes qu’un consensus semblait se dessiner, il a déclaré que « la France soutient aussi cette position désormais ». « C’est un signal important pour nous », a-t-il ajouté.