Le chef de l’ONU appelle à un regain d’énergie pour la paix tandis que le conflit syrien entre dans sa 12e année

La communauté internationale doit aider la Syrie à trouver une solution politique à la suite des récents tremblements de terre meurtriers, a déclaré vendredi le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.
« C’est l’heure pour nous d’agir à l’unisson, de garantir un cessez-le-feu à l’échelle nationale, de faire avancer les aspirations légitimes du peuple syrien et de créer les conditions nécessaires au retour volontaire des réfugiés dans la sécurité et la dignité, avec notre fort engagement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la Syrie, ainsi qu’à la stabilité régionale », a dit le chef de l’ONU dans un communiqué.
M. Guterres a noté que le 11 mars « marquait le douzième anniversaire d’un conflit acharné, d’atrocités systématiques et d’un chagrin humain indicible en Syrie ».
Les tremblements de terre du mois dernier ont secoué la Syrie et la Turquie voisine à l’heure où les besoins humanitaires se trouvaient à un niveau record.
Il a ajouté que cette dernière tragédie s’était produite dans un contexte de détérioration des conditions économiques, ravageant des communautés déjà traumatisées par la guerre et les déplacements. Les dégâts ont été les plus graves dans le nord-ouest du pays, où plus de quatre millions de personnes se dépendaient déjà de l’aide pour survivre.
« Alors que nous pleurons tous ceux qui ont perdu la vie et que nous étendons les opérations humanitaires à travers la Syrie, nous devons garantir un accès continu en utilisant toutes les modalités et des ressources suffisantes pour répondre aux besoins de toutes les personnes touchées », a poursuivi le secrétaire général.
Il a également souligné l’urgence de garantir l’accès transfrontalier de l’aide de la Turquie au nord-ouest durant douze mois.
« Le soutien apporté à la suite de ces tremblements de terre doit être canalisé vers une énergie renouvelée sur la voie politique, afin de résoudre les problèmes fondamentaux qui sous-tendent le conflit syrien », a-t-il souligné.
Le chef de l’ONU s’est déclaré convaincu qu’une paix durable puisse être réalisée à travers des mesures réciproques et vérifiables des parties syriennes et des principales parties prenantes internationales.